Troubles sexuels

Après une agression sexuelle ou un viol on peut assimiler la sexualité à quelque chose de violent, agressif, écœurant et inhumain alors la sexualité devient une horreur, pourtant le viol n’a rien à voir avec la sexualité, il est un crime abominable qui forme une atteinte dramatique à la dignité d’une personne.

 

À la suite d’une agression sexuelle, le traumatisme est tel que notre imagination peut nous faire revivre encore et encore cet événement traumatique à chaque contact sexuel, même si l’on aime notre partenaire, ce qui peut provoquer des troubles sexuels.

 

Les troubles sexuels : 

  • dyspareunie
  • vaginisme
  • aversion sexuelle
  • absence de désir
  • hyper sexualité

La dyspareunie qu’est-ce que c’est ?

La dyspareunie correspond à des douleurs répétées lors des rapports sexuels, elle peut être superficielle et concerner la vulve, le clitoris ou l’entrée du vagin ou profonde et se produire pendant la pénétration, ce qui concernera le vagin, le pelvis ou encore le bas ventre.

Les douleurs sont plus ou moins intenses et se caractérisent par des brûlures, des irritations, des picotements ou des démangeaisons.

Le vaginisme qu’est-ce que c’est ?

Le vaginisme est une contraction réflexe et involontaire des muscles qui entourent le vagin, ce qui rend difficile voir impossible la pénétration. Le corps peut se contracter dans son ensemble et s’accompagne d’une angoisse concernant la pénétration, il met alors en place ce mécanisme de défense qu’est le vaginisme qui empêchera alors la pénétration et peut déclencher des dyspareunies.

L’aversion sexuelle qu’est-ce que c’est ?

L’aversion sexuelle se caractérise essentiellement par un profond dégoût face à la sexualité. Elle peut être soit situationnelle, c’est-à-dire éprouver du dégoût face à certaines pratiques sexuelles et non pour d’autres, soit généralisé où tous les aspects de la sexualité sont sources de dégoût et d’anxiété, la sexualité est alors une chose impensable et peut devenir une phobie. Qu’elle soit situationnelle ou généralisée, l’aversion sexuelle peut engendrer des réactions physiques comme des nausées ou des tremblements par exemple. 

Par ailleurs, certaines victimes multiplient les partenaires sexuels dans l’espoir d’oublier ce crime et tomber dans une hyper sexualité qui se traduit par une fréquence excessive, grandissante et incontrôlée du comportement sexuel.

Que tu souffre de vaginisme, de dyspareunie ou d’aversion sexuelle la cause est avant tout psychologique dû à la violence du traumatisme subi lors de l’agression mais qui se manifeste physiquement, on dit souvent que lorsque la tête va mal, le corps aussi, c’est une façon de te le faire comprendre, ressentir et une fois de plus un signe que tu dois en parler, extérioriser ce qui te ronge de l’intérieur et te faire aider pour reprendre possession de ton corps et de ton esprit.

 

Mais retrouver une sexualité positive après une agression sexuelle ou un viol c’est possible.