Conduites dissociantes

Les conduites dissociantes sont mises en place lorsque les conduites de contrôle et d’évitement ne sont plus suffisantes pour éviter le déclenchement de la mémoire traumatique.

Les conduites dissociantes qu’est-ce que c’est ?

Les conduites dissociantes sont des stratégies de survie qui sont liées à l’état de dissociation et à la mémoire traumatique s’ils ne sont pas pris en charge, la victime va utiliser des conduites dites dissociantes afin de retrouver cet état d’anesthésie émotionnelle pour échapper aux souvenirs traumatiques de l’agression subie. 

En effet, quand le contrôle et l’évitement ne suffisent plus et que la mémoire traumatique éclate, elle entraîne un sentiment de terreur, de détresse et d’angoisse insoutenables et le seul moyen de pouvoir calmer cette détresse sont les conduites dissociantes dont la victime a fait l’expérience. 

 

Ces conduites servent à augmenter le niveau de stress pour recréer un niveau de survoltage suffisant et re déclencher l’état dissociatif. Ce niveau de stress peut être augmenté avec des conduites agressives contre soi-même, comme l’automutilation ou même des tentatives de suicide ou contre les autres. Cet état peut aussi être re déclencher directement avec la consommation d’alcool ou de drogues

 

Les conduites dissociantes : 

  • alcool
  • drogue
  • comportements à risque
  • violences
 

Si tu mets en place ce type de conduites pour provoquer une anesthésie affective et physique, pour retrouver un état de dissociation et soulager cette angoisse, tu vas aussi aggraver ta mémoire traumatique et tu peux de façon inconsciente devenir dépendante si tes conduites inclus une consommation aux drogues ou à l’alcool. 

 

Ces conduites peuvent t’amener à penser qu’elles sont une solution pour te sortir ce traumatisme de la tête et te sentir mieux physiquement, pourtant elles sont tout autant douloureuses et peuvent être responsables de sentiment de honte, de culpabilité et même de dépersonnalisation, ne plus savoir qui tu es, sentir un vide intense, ce qui accentue encore plus les symptômes dépressifs, les comportements dangereux et autodestructeurs ainsi que les addictions.

Ce mécanisme de survie n’en est pas un, du moins il n’est pas le bon, il ne fera qu’aggraver le traumatisme, même si ça paraît insurmontable, il faut faire face à la mémoire traumatique, aux traumatismes et aux séquelles que l’agression laisse, avec une prise en charge adaptée, avec du temps et de la persévérance, tout est possible. Le plus important est de comprendre pourquoi tu agis de cette façon, de mettre des mots sur tes mécanismes de défenses et d’obtenir les solutions appropriées.