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Quelques chiffres

  • 1 femme sur 5 a été victime de violences sexuelles durant l’enfance.
  • 4 femmes sur 10 ont été victimes de viol avant 15 ans.
  • 1 femme sur 2 a été victime de tentative ou d’agression sexuelle à l’âge adulte.
  • 1 femme sur 10 est victime d’un crime sexuel dans sa vie.
  • Seules 12% des victimes portent plainte.
  • Parmi les victimes de tentatives de viol, seules 10% portent plainte.
 

Dans 91% des cas, l’agression a été commise par une personne connue par la victime, dont 47% par le conjoint ou ex-conjoint.

 

Les tentatives de suicide sont 4 fois plus fréquentes chez les victimes de viol que dans le reste de la population féminine.

Ce que dit la loi

Le viol se définit par l’article 222-23 du Code Pénal :

« Tout acte de pénétration sexuelle, de quelque nature qu’il soit, commis sur la personne d’autrui ou sur la personne de l’auteur par violence, contrainte, menace ou surprise est un viol.

Le viol est puni de 15 ans de réclusion criminelle. »

 

L’agression sexuelle se définit par l’article 222-22-2 du Code Pénal :

« Constitue également une agression sexuelle le fait d’imposer à une personne, par violence, contrainte, menace ou surprise, le fait de subir une atteinte sexuelle de la part d’un tiers ou de procéder sur elle-même à une telle atteinte. »

 

Ces faits sont punis par la loi, les peines varient selon la nature de l’atteinte subie.

 

Ces textes de loi sont valables peu importe la nature des relations entre la victime et l’agresseur, même s’il s’agit du conjoint. En revanche, si l’agresseur est un proche par des liens familiaux ou toute autre personne ayant autorité de droit, il s’agit alors d’agression sexuelle ou viol incestueux.

Une tentative de viol est jugé au même titre.

Stéréotype et culture du viol, c'est quoi ?

Des chiffres effrayants 

  • 63% des Français pensent que les hommes ont plus de mal à maîtriser leur désir sexuel, ce qui apporterait une certaine excuse aux violeurs.
  • 27% des Français pensent que le violeur n’est pas le seul responsable selon la tenue que la femme portait.
  • 17% des Français estiment qu’il ne peut y avoir de viol au sein d’un couple.
 

Il y a un trop gros silence et tabou autour de cet acte, qui ne l’oublions pas, est jugé criminel et les chiffres ci-dessus le montrent. Les victimes de violences sexuelles doivent faire face à beaucoup trop de préjugés et de stéréotypes où une trop grande partie de la population est capable de justifier de tels actes par un style vestimentaire, une façon de se comporter ou encore l’endroit ou le moment de la journée. 

 

C’est ce qu’on appelle la culture du viol

Ce « phénomène » qui banalise ce crime, sert à justifier l’acte du violeur en lui trouvant des excuses, tout en culpabilisant la victime. La victime deviendra alors la coupable et le violeur la victime.

 

Un monde à l’envers où malheureusement encore aujourd’hui tout cela est alimenté dans notre société ; « Qu’est-ce qu’elle faisait dehors si tard? », « Pourquoi se balade-t-elle seule la nuit? », « Elle sait pas ce qu’elle veut. » « Faut voir comment elle était habillée. », « Les pulsions masculines ne se contrôlent pas. », « C’est son mari. Ça ne peut pas être un viol. », « C’est une aguicheuse. », « Elle s’est pas défendue. » 


Toutes ces remarques montrent bien à quel point il y a un manque de connaissances dans notre société sur ce sujet. Surtout qu’il ne faut pas oublier que dans la majorité des cas, le violeur était connu de la victime (viol conjugal, incestueux ou encore d’ordre hiérarchique). Tant que l’on mettra la faute sur la victime selon sa manière de s’habiller ou son comportement, on restera dans ce climat tordu de culture du viol où la victime finit par culpabiliser, se sentir honteuse ou encore responsable de ce qu’il lui est arrivé et où le violeur est excusable voir innocent.


On ne le dira jamais assez, les violences sexuelles et le viol sont totalement inacceptables, inexcusables et injustifiables.

Le viol n’est JAMAIS de la faute de la victime ; le SEUL responsable est le violeur.

 


Arrêter d’en faire un sujet tabou et comprendre ce qui se passe dans l’esprit de la victime serait aussi un moyen de lutter contre la culture du viol et ces stéréotypes qui culpabilisent davantage les victimes.